samedi 8 août 2009

Visite d'une confiserie de "pestil" à Torul


Une mini-usine à rêves, qui écrase et mélange une variété de mûres blanches (les "duts") avec de la farine, du sucre et des noisettes hachées...
Le mélange est très liquide, étalé à la spatule sur ces grandes bandes de plastique qui sèchent un peu allongées puis suspendues sous les velux... Rigolo! C'est la spécialité locale!



Et le meilleur après la visite, la dégustation

vendredi 7 août 2009

Suite campagnarde





Balade en famille jusqu'à leur maison de campagne, à plus de 2000 mètres d'altitude. Ils le décrivent toujours comme "my village", y entrant à grands coups de klaxon et saluant les quelques habitants venus y passer l'été. L'ambiance paisible et rude des sommets fait un peu penser à Giono. Quant aux promenades jusqu'aux lacs, l'ambiance est plus à la rigolade!

Village de Gumustug... :)
















Vıllages du nord est

Le port et les plantatıons de the d'Arhavi, les montagnes d'Ayder et la famille de Torul... Que du bonheur! Partıculıerement cet accueıl a Torul, une verıtable ımpregnatıon de la culture turque, un delıce! Des gens du MHP (partı natıonalıste aux troıs croıssants, sıgne dıstınctıf = moustache) tres ouverts et curıeux, en faıt ıl y a toujours ces deux cotes comme leurs deux maısons: une maıson en vılle pour le quotıdıen entre ınternet, boulot, etc et une baraque en campagne ou traıre les vaches et pecher...

Cok tesekürler pour eux!!

mardi 4 août 2009

Famille dans un village sous Trabzon...


ambiance très familiale dans cette maison où chaque étage comprend une partie de la famille (l'oncle ici, les grand-parents là, la cousine au-dessus...). Au final les portes sont ouvertes et les voisins sont des frangins de plus qui viennent partager un thé ou un repas. La cuisine était le QG! banquette quand on ne mangeait pas ou autour de la petite table pour manger dans les grands plats, l'atmosphère était conviviale... et savoureuse!




















Voiles des montagnes


Hammammmmmmmmm :)







Ayder, le pays des sapıns


Escale express (avec un petit malentendu sur les contacts), qui nous a ôté un entretien mais qui nous a mises au vert, mini balade dans les sommets verts sombres où s'accrochent des brumes-sangsues...














vendredi 31 juillet 2009

Point sur le reportage

Bon, ce n'est pas le tout, mais on n'a pas encore parlé concrètement de nos entretiens...
Ils nous ont vraiment changées. Nous nous sommes rendues compte que, malgré des lectures, nous partions de France avec quelques idées fausses.

Parmi les apprentissages, on n'a pu que constater la grande modernité des modes de vie et de pensée. Non, la Turquie n'est pas Istanbul et le désert turc !! Jeunes de Turquie ou de l'hexagone, il y a un grand nombre de points communs au quotidien, même à l'est !
Ce que nous avons vu de la pratique de la religion correspond à tout sauf à un retour en arrière (la plupart du temps il n'y a même pas de pratique concrète), et l'élection de l'AKP est bien plus complexe que du traditionalisme (arrivisme : arrivés au bon moment, après des réformes politiques assez dures économiquement engagées plus tôt, dons aux "pauvres" en nature = manipulation ...)
Les discussions (passionnantes) sur l'épisode arménien ou sur le problème kurde nous ont aussi forcées à questionner plus en profondeur nos propres idées reçues, les différentes parties prenantes de l'époque, ainsi que le terme de génocide. Affaire à suivre...

Par contre, le gros obstacle reste la barrière de la langue.
Nos rudiments de turc, s'ils sont essentiels et pratiques, ne suffisent pas à mener un entretien. Trouver un bon interprète sur le moment est rare, et compter sur une traduction après coup complique sérieusement le montage vidéo... Donc nous interrogeons des jeunes qui parlent ou apprennent l'anglais, et c'est un filtre important. Nous le savons et tentons de discuter avec des turcophones, par traduction interposée, pour connaître leur opinion et en rediscuter dans d'autres entretiens.

Au final, ce qu'on peut ressortir des entretiens après quelques semaines, c'est une certaine lassitude. Beaucoup aimeraient que la Turquie soit dans l'Europe, mais les critères et attentes imposés conduisent bon nombre d'entre eux à douter que ce soit possible. Voire à penser que la Turquie peut se débrouiller sans. Affaire à suivre, encore...

Point sur l'itinéraire


Ce qui représente pour l'instant 66h de bus (sans compter les dolmus) et 4h de train, en 25 jours de voyage

Nous sommes en ce moment à Arhavi, tout près de la frontière géorgienne. Nous irons ensuite dans les montagnes à Ayder, puis Trabzon, Amasya, Sinop, Kastamonu, Amasra, Istanbul...

Bonnes à marier


Châle traditionnel tricoté par la grand-mère (photo ci-après) en vue du mariage de ses petites filles
Nous on va attendre un peu...

Arhevi, nord-est Turquie